Dans le cadre d’une thèse de doctorat soutenue fin janvier 1999, le mobilier de ces collections anciennes a été étudié, dessiné et interrogé à la lumière de la question des groupes culturels de la fin de l’âge du Bronze.
Dans le cadre d’une thèse de doctorat soutenue fin janvier 1999, le mobilier de ces collections anciennes a été étudié, dessiné et interrogé à la lumière de la question des groupes culturels de la fin de l’âge du Bronze.
Rencontres du Gaaf
Châlons-en-Champagne, 28-30 mai 2024
Télécharger l’appel à communication
Qu’est-ce que l’invisible ? C’est ce qui n’est pas immédiatement perceptible au regard. Pour l’archéologue, la quête de l’invisible, la recherche de la trace représentent le coeur du métier. En effet, ce dernier se définit pour partie, comme une science qui révèle des objets, met au jour des structures oubliées, effacées de la surface du sol. Grâce notamment à des techniques de fouille adaptées, la spécificité de cette science est de savoir rendre visible ce qui ne l’est plus.
Qu’en est-il de l’invisible dans la tombe ? Dans ce contexte particulier, l’archéologue a pour mission de restituer ce qui s’est dégradé, le corps mais également les textiles, les aménagements architecturaux, les objets périssables et tous les éléments biologiques voués à se décomposer. En somme, dans la mesure du possible, il lui incombe de révéler les composantes de la tombe devenues si proches du sédiment qu’elles échappent à la truelle de l’archéologue, puisque que trop petites pour être vues à l’oeil nu, trop fugaces ou encore trop chaotiques pour être identifiées.
Dans le domaine funéraire, nous avons appris à lire les indices indirects liés à la présence d’éléments aujourd’hui disparus. Rompus à déduire “l’invisible archéologique” grâce à une approche taphonomique de la tombe, nous nous concentrons sur les ruptures de l’ordre anatomique du squelette, sur les effets de contraintes sur les vestiges pérennes, sur l’organisation spatiale des objets réduits à l’état de traces …
La Rencontre 2024 du Gaaf propose de modifier l’échelle de nos observations en intégrant d’autres approches, empruntées cette fois aux sciences de la vie et de la terre, à la physique et à la chimie ou encore à l’imagerie. Ensemble, ces disciplines élargissent considérablement l’éventail des vestiges archéologiques décelables. Cette Rencontre est l’occasion de discuter les évolutions obtenues et à venir, les différentes approches issues du domaine des archéo-sciences, qu’elles soient désormais usuelles ou encore prospectives. Des communications à deux voix, associant archéologie et archéo-sciences, seront privilégiées.
Si les questions méthodologiques peuvent être abordées, le colloque est résolument tourné vers la matérialité retrouvée des éléments biologiques ou organiques presque disparus, que la tombe soit à inhumation, à incinération, primaire ou secondaire. Dans la mesure du possible, il sera demandé aux intervenants de réfléchir à l’apport de “ces invisibles archéologiques” à la compréhension des funérailles en s’appuyant, par exemple, sur une restitution visuelle de la tombe. Les restitutions graphiques seront les bienvenues.
La Rencontre permettra ainsi de s’interroger sur les directions prises par l’analyse des pratiques funéraires grâce à la collecte de ces nouveaux types de documents. Comment se combinent-ils avec les autres données et archives du sol pour réviser les typologies de tombes ? Que révèle la composition, devenue moins lacunaire, des sépultures, sur les usages funéraires ou le statut des défunts ? Qu’expriment ces traces fugaces sur le parcours du cadavre ? De la fonction et de la trajectoire des objets accompagnant le défunt ? Et pourquoi pas aller jusqu’à inviter dans les débats, la matérialité sensible que véhiculent les éléments organiques placés dans la sépulture comme les odeurs, les textures, les couleurs, les vecteurs d’émotions… en augmentant ainsi nos perceptions des réalités funéraires anciennes.
La Rencontre abordera trois thèmes désormais classiques en archéo-thanatologie : le cadavre, les dispositifs pour bâtir la tombe, les éléments qui y sont déposés. Un quatrième, plus inhabituel dans le domaine archéologique, propose d’aborder la perception sensorielle d’une tombe. Pour ce faire, la Rencontre s’ouvrira à d’autres sources documentaires : les textes anciens, l’iconographie, l’histoire, l’anthropologie ou l’ethnologie.
Thèmes de la rencontre
I- Le cadavre et sa matérialité
Parfois les tombes à inhumation ne livrent aucun ossement. Parfois, la trop forte fragmentation des os ou leur déformation par l’exposition au feu, voient leur identification limitée au point de ne pouvoir différencier l’humain de la faune. D’autres situations interrogent encore sur le possible enfouissement de portions de corps (organes, membres…) ou sur l’état du corps lors de son ensevelissement. Se pose alors la question de l’interprétation de la structure. Quels sont les moyens (analyses chimique, génétique, micromorphologique, radiographique et autres) actuellement à notre disposition pour révéler ces corps, partiellement ou complètement disparus et attester ainsi de la matérialité d’une sépulture ou d’un geste funéraire ?
II – Les dispositifs architecturaux utilisés pour construire la tombe
L’importance des matériaux organiques, notamment d’origine végétale, employés pour élaborer la sépulture n’est plus à démontrer. Or, dans la plupart des cas, les aménagements en matériaux périssables (qu’ils soient aériens ou souterrains) disparaissent sans laisser de traces. Pour autant, des changements de la pédogenèse du sol signalent pourtant la présence de tumulus. Quelques traces ligneuses indiquent parfois la présence de couvercle ou de coffrage en bois, à moins que la stratigraphie ne porte la trace des effets de contrainte. La position du mobilier d’accompagnement ou de vestiges pérennes comme des blocs de pierre peut aussi, dans certains cas, orienter la réflexion. D’autres sciences explorent le potentiel documentaire du sédiment (micromorphologie…) ou des micro-éléments qu’il contient (phytolithes, pollens, graines, bois, charbon, escargots, insectes, etc…), permettant également de révéler des indices. Comment ces derniers contribuent-ils à restituer l’aménagement des tombes ?
III – Les éléments périssables déposés dans la tombe
Le mobilier qui résiste à la morsure du temps ne constitue souvent qu’une infime partie des dépôts réellement effectués. En effet, à l’exception de conditions de conservation exceptionnelles, les éléments en matériau périssable ont généralement déjà disparu lors de la découverte des sites. Certains de ces objets ou de ces matières, contenants ou contenus, peuvent être restitués, grâce à une observation au microscope (textiles minéralisés), à une analyse chimique (contenus de récipients), ou encore grâce à l’imagerie acquise par rayon X, par tomographie ou radiographie. Qu’apportent alors les résultats de ces différentes analyses à la compréhension des dépôts funéraires ? Ces apports enrichissent-ils notre perception de la tombe dans son ensemble ? Permettent-ils d’aborder un aspect plus “sensoriel” des pratiques funéraires ? Ce thème s’attachera à montrer quels objets et dépôts organiques “discrets” peuvent être aujourd’hui révélés, et de quelle manière ils modifient notre perception de la sépulture.
IV – Et quand “l’invisible archéologique” devient visible
Fidèle à une tradition déjà instaurée au Gaafif, la Rencontre s’ouvrira à d’autres sources documentaires afin d’offrir un contrepoint aux données archéologiques. Nous souhaiterions entendre des historiens de toutes périodes, des ethnologues, des anthropologues ou encore des archéologues ayant accès à des sites exceptionnellement bien conservés, présenter la nature des éléments organiques impliqués dans une tombe. Ces interventions permettront de mesurer l’ampleur des lacunes de la documentation archéologique, mais pas seulement ! Nous nous intéresserons tout particulièrement aux qualités matérielles et sensorielles d’une sépulture et des éléments qui la composent : couleur, aspect, odeur, texture, sonorité. Comment ces qualités participent-elles aux pratiques funéraires ? Sont-elles des supports de rites ?
Les propositions de communications orales/posters devront être adressées au comité d’organisation par courrier électronique avant le 30 novembre 2023. Elles devront être accompagnées d’un résumé, d’une longueur maximale de 400 mots pour les communications orales, 200 mots pour les posters et préciser le thème dans lequel les auteurs souhaitent communiquer.
Chaque communication orale aura une durée de 20 mn. Une présentation orale de 5 mn des posters est aussi programmée au cours de la Rencontre.
Le comité scientifique chargé d’évaluer les propositions se réunira en janvier 2024 pour sélectionner les contributions et établir le programme.
Merci d’adresser vos propositions via le formulaire joint à rencontre2024@gaaf-asso.fr
Une séance spécialisée de la Société préhistorique française / APRAB (Association pour la Promotion des Recherches sur l’Age du bronze)
23 & 24 novembre 2023, Saint Germain-en-Laye – Musée d’Archéologie nationale
L’archéométallurgie des non-ferreux en tant que discipline étudiant l’intégralité des processus de la métallurgie ancienne, de l’extraction du minerai de cuivre, d’étain, d’or ou d’argent à l’état actuel des objets archéologiques, s’est fortement structurée ces deux dernières décennies. Des progrès considérables ont été réalisés dans notre connaissance de ces processus, qu’il s’agisse de la métallurgie extractive, de l’élaboration (du minerai au métal) ou de la transformation (du métal aux objets finis), ainsi que de la biographie des produits de la métallurgie (des objets finis à leur état actuel).
Cette structuration de la recherche archéométallurgique s’est accompagnée d’un certain cloisonnement : les chercheuses et chercheurs sont souvent spécialisés sur l’une de ces étapes, un type d’approche, un support ou une zone d’étude. En résulte une recherche assez compartimentée entre les approches minières, archéométriques, technologiques et archéologiques d’une part, et entre Europe et Proche-Orient d’autre part. Si des porosités existent et que l’interdisciplinarité, désormais de mise, vient nuancer ce constat, ces différents intervenants peinent parfois à échanger du fait de méthodes, de formations, de traditions de recherche et d’interrogations différentes.
Ensuite, il semble que la recherche archéométallurgique se soit développée parallèlement en Europe et au Proche-Orient, avec assez peu de passerelles entre ces régions, bien que quelques chercheurs naviguent entre ces contextes chronoculturels, techniques, environnementaux, mais aussi socio-politiques très différents.
C’est pourquoi nous avons souhaité placer le dialogue au cœur de cette séance. Notre objectif est de provoquer un véritable décloisonnement disciplinaire, méthodologique, géographique et chronologique, de faire se rencontrer des chercheurs et chercheuses trop rarement en contact malgré la complémentarité de leurs approches. Nous espérons, à terme, que cette démarche permettra de resserrer les liens, de tisser des collaborations et de créer un groupe de recherche interdisciplinaire sur l’archéométallurgie de tout l’Ancien Monde.
Nous proposons de structurer cette séance selon quatre axes :
1. L’extraction des minerais métalliques
Tous les vestiges de l’exploitation des minerais seront ici considérés, qu’il s’agisse d’indices directs ou indirects de leur extraction, de leur réduction ou de leur circulation.
2. Les outils, les acteurs et les lieux de la production métallurgique : spécialisation et organisation
Cette session sera consacrée à l’organisation de la production et aura pour vocation de questionner la notion d’atelier. Qui étaient les métallurgistes ? Quel était leur degré de spécialisation ? Leur statut socio-économique, leur position symbolique ? Quels étaient leurs outils et leur environnement de travail ? Comment s’organisent les différentes étapes de la chaîne opératoire métallurgique (réduction du minerai, production des objets) ? Peut-on distinguer différents types de lieux de travail en fonction des contextes géographiques et chronologiques ?
3. Les chaînes opératoires de la métallurgie, du métal aux produits finis
Quels étaient les processus et les méthodes de fabrication des objets métalliques ? Ce sont ici les indices directs ou indirects permettant de renseigner les gestes, les techniques et les savoir-faire des
artisans anciens qui seront employés pour proposer des restitutions des chaînes opératoires de la métallurgie. Les métaux étant des matériaux complexes dont les structures physico-chimiques
conditionnent les réactions, les approches combinant sciences des matériaux et études technologiques seront ici favorisées.
4. Échanges et usages des produits de la métallurgie : des contextes archéologiques au laboratoire
Toutes les approches permettant de questionner la circulation des métaux, que ceux-ci soient sous forme de minerais, de lingots, de semi-produits, d’objets finis ou de fragments d’objets, trouvent ici leur place. Des analyses physico-chimiques et isotopiques aux études typochronologiques, en passant par les approches tracéologiques, tribologiques ou l’étude fine des contextes archéologiques permettant d’aborder la question de l’usage des objets, cette session sera l’occasion de questionner les fonctions et la circulation.
Comité d’organisation :
Zahra Hashemi – Chercheuse associée, Équipe VEPMO, ArScAn (UMR 7041, Paris), Post-doctorante de LABEX (Les Passés dans le Présent)
Marilou Nordez – Post-doctorante au CReAAH (UMR 6566, Rennes) et docteure associée à TRACES (UMR 5608, Toulouse)
Christine Lorre – Conservatrice en chef des collections d’archéologie comparée, Musée d’Archéologie nationale et Domaine de Saint-Germain-en-Laye
Claude Mordant – Professeur émérite de Protohistoire européenne (université de Dijon)
Martin Sauvage – Ingénieur de recherche CNRS, Equipe VEPMO, ArScAn (UMR 7041, Paris)
Rolande Simon-Millot – Conservatrice en chef des collections du Néolithique et de l’âge du Bronze, Musée d’Archéologie nationale et Domaine de Saint-Germain-en-Laye
Journées d’actualités de l’APRAB
vendredi 1er et samedi 2 mars 2024
Musée d’Archéologie Nationale, Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, auditorium
Télécharger l’appel à communications
L’APRAB, en partenariat avec le Musée d’Archéologie Nationale-Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, organisera exceptionnellement deux journées annuelles d’actualités et l’assemblée générale de l’association les vendredi 1er et samedi 2 mars 2024, à partir de 9h30, à l’auditorium du musée. L’accès à l’auditorium est gratuit.
Ces deux journées de l’APRAB en 2024 sont destinées à rendre compte d’une manière élargie de l’actualité des recherches consacrées à l’âge du Bronze au cours de l’année écoulée, en France et dans les pays limitrophes.
Peuvent y être présentés, sous format court (10 minutes) ou long (20 minutes), en français ou en anglais :
– les résultats des opérations de terrain (prospections, fouilles archéologiques)
– les programmes de recherches dédiés à l’âge du Bronze : Projets Collectifs de Recherches, projets ANR, ERC…
– les masters achevés et les doctorats (en cours ou achevés)
– …
Les communications seront, comme à l’accoutumée, publiées dans le bulletin de l’année suivante. Les articles devront respecter les normes éditoriales du bulletin de l’Aprab (http://aprab.org/bulletins/normes_auteurs.pdf), notamment en termes de rendu (juin) et de format (max 25 000 caractères, 5 pleines pages de figures, etc.).
Un format plus court est envisagé pour les projets présentés mais dont les résultats ne seraient pas suffisamment aboutis ou pour lesquels une publication spécifique est prévue sur un autre support. En ce cas, la publication pourra prendre la forme d’une fiche de présentation du programme en cours (5000 signes et une illustration possible avec la bibliographie déjà attachée au projet).
Vous pouvez d’ores et déjà envoyer vos propositions de communication à Emmanuelle Leroy-Langelin, organisatrice des journées à l’adresse suivante : manuelangelin[at]hotmail.fr. Veuillez stipuler dans votre message le nom des intervenants, le titre de la communication, éventuellement une préférence quant à l’horaire de passage, et quelques lignes de résumé. Le programme sera établi en fonction de l’ordre d’arrivée des propositions et, aussi, de leur intérêt vis-à-vis de l’actualité. Les communications sur les régions jusqu’ici peu représentées dans les journées d’actualités précédentes seront aussi favorisées.
Ces deux journées 2024 permettront comme chaque année aux membres de l’association à jour de cotisation de retirer leur bulletin annuel (200 pages environ) et de participer à l’assemblée générale de l’association qui se réunira en fin d’après-midi du samedi.
Le bulletin est ouvert à d’autres informations, notamment à une chronique consacrée à des découvertes ponctuelles et demeurées inconnues : “Glanes de l’âge du Bronze”. Pour ces dernières, veuillez envoyer vos propositions à Pierre-Yves Milcent : milcent[at]univ-tlse2.fr. Ces articles doivent être impérativement bouclés avant le 31 novembre de l’année en cours pour pouvoir être publiés dans le bulletin distribué en début d’année suivante.
Merci de respecter scrupuleusement les normes éditoriales du bulletin de l’Aprab : http://aprab.org/bulletins/normes_auteurs.pdf.
TREFFORT J.-M., ROSCIO M., L’âge du Bronze en Auvergne-Rhône-Alpes. Nouvelles données, nouvelles perspectives, (Actes du 5e Séminaire de Protohistoire rhônalpine de l’UMR 5138 ArAr – Université Lumière Lyon 2, 21 novembre 2019), (Supplément n°9 au Bulletin de l’APRAB), 2023, 228 p. – Supplément au Bulletin de l’APRAB
En vente à la Librairie Archéologique
Depuis 2014, l’équipe 1 de l’UMR 5138 ArAr organise des journées d’étude à visée régionale, les Séminaires de Protohistoire rhônalpine, dans le but de promouvoir certaines thématiques de recherche portées par l’axe 1. Celles-ci questionnent principalement l’occupation du territoire sur le temps long, l’adaptation des hommes à leur milieu et l’exploitation des matières premières, de l’âge du Bronze à La Tène, depuis l’Auvergne jusqu’aux Alpes.
Les sujets abordés à ce jour dans le cadre de ces séminaires sont les suivants :
– Séminaire 1, 2014 : Actualité de la recherche sur le Hallstatt final et La Tène A en Rhône-Alpes.
– Séminaire 2, 2015 : L’habitat aggloméré au Bronze final entre Alpes et Loire.
– Séminaire 3, 2017 : L’habitat rural enclos de la fin du second âge du Fer en région Rhône-Alpes (IIe – Ier s. av. J.-C.).
– Séminaire 4, 2018 : Sépultures et nécropoles de l’âge du Fer en région Auvergne-Rhône-Alpes (VIII – Ier s. av. J.-C.).
Afin de pallier le déséquilibre entre le nombre de séminaires consacrés à l’âge du Fer et à l’âge du Bronze, la cinquième édition, tenue le 21 novembre 2019 à la Maison de l’Orient et de la Méditerranée Jean-Pouilloux à Lyon, a recentré la thématique sur l’âge du Bronze. Intitulée « Nouvelles données, nouvelles perspectives sur l’âge du Bronze en Auvergne-Rhône-Alpes », elle n’était pas consacrée à un sujet particulier, mais avait pour objectif assumé la présentation de données inédites concernant l’âge du Bronze régional, tous sujets confondus, ainsi que leur publication. Le séminaire 2 n’ayant pas donné lieu à publication, la possibilité était également offerte aux communicants de 2015 d’intégrer un article dans les actes de l’édition 2019.
Au final, neuf communications, sur les dix présentées durant le séminaire 5, ont donné lieu à publication. S’y ajoutent un article faisant suite au séminaire 2, ainsi que trois contributions supplémentaires, portant sur des sujets non présentés en séance, qui viennent étoffer cet ouvrage.
LEROY-LANGELIN E., Lauwin-Planque à l’âge du Bronze. Les occupations de l’âge du Bronze de la ZAC de Lauwin-Planque (Nord), (Supplément n°10 au Bulletin de l’APRAB), 2023, 239 p. – Supplément au Bulletin de l’APRAB
En vente à la librairie archéologique
Cette synthèse présente les résultats de fouilles préventives (16 ha) conduites entre 2007 et 2010, à Lauwin-Planque (Nord), sur une vaste ZAC (110 ha) ; elle décrit et explicite les différentes occupations qui concernent une grande partie de l’âge du Bronze.
Sur cette emprise, les structures funéraires sont associées à des témoins domestiques : onze enclos circulaires fossoyés et de nombreuses fosses de l’âge du Bronze ont pu être relevés et fouillés. L’examen des mobiliers et les dates par radiocarbone indiquent que les deux types d’occupation se développent du Bronze ancien jusqu’à l’étape moyenne du Bronze final. L’analyse fine et exhaustive des données engrangées sur ce petit territoire autorise une lecture multiscalaire dans le temps et l’espace, pour aboutir à une restitution dynamique de ce paysage anthropisé du Nord de la France à l’âge du Bronze.
Cette monographie qui mobilise toutes les données disponibles constitue un modèle de travail sur ces sites ouverts des Hauts-de-France touchés par une érosion marquée. Ce volume fera référence plus largement pour la vaste zone couvrant les rives de la Manche et de la mer du Nord.
L’ accès à la Journée annuelle d’actualités 2023 de l’APRAB, qui aura lieu le samedi 4 mars 2023 au Musée d’Archéologie Nationale à Saint-Germain-en-Laye est gratuite mais l’inscription est obligatoire afin de gérer l’affluence. Pour y assister vous devez donc vous inscrire à cette adresse : https://framadate.org/tXKgGoC3n5Vv4nSr
Vous pouvez consulter le programme de la journée ici : https://aprab.hypotheses.org/1476
Vient de paraître
Il Villaggio Eneolitico di Trasano (Matera)/Le Village Enéolithique de Trasano (Matera)
J. Guilaine, G. Cremonesi – Florence 2022
ISBN 978-88-6045-091-3
60€
Les résultats des recherches menées dans les années 1986-91, sous la direction de J. Guilaine et G. Cremonesi, sur le site de l’âge des métaux de Trasano (MT) sont présentés dans ce volume. La description des vestiges de la culture matérielle trouvés sur place, des industries lithiques et céramiques, met l’accent sur leurs aspects sociaux. L’ouvrage discute également des aspects culturels présents en Europe occidentale au cours de la seconde moitié du IIe millénaire avant J.-C. et de leurs zones d’influence. Leur relation avec les conditions climatiques et environnementales est également abordée.
Les ornements corporels pour révéler les identités et les mobilités aux âges des Métaux
Using body ornaments to reveal identities and mobility during the Metal Ages
Jeudi 2 mars & vendredi 3 mars 2023 / Thursday 2nd of March and Friday 3rd of March 2023
Table-ronde internationale organisée dans le cadre du 3e prix européen d’archéologie Joseph Déchelette et de l’APRAB / International workshop organized in the framework of the 3rd Prize for archaeology Joseph Déchelette and by APRAB
L’inscription à ce colloque est gratuite mais obligatoire afin de gérer l’affluence. Merci donc de vous inscrire en suivant ce lien : https://musee-archeologienationale.fr/node/2173
Version pdf français ou anglais
Jeudi 2 mars :
8h45-9h15 : Accueil et café / Reception and coffee
9h15 : Allocution de bienvenue / Welcoming speech
9h30 : Introduction : Les ornements corporels pour révéler les identités et les mobilités aux âges des Métaux / Introduction: Reincarnated adornments. Using body ornaments to reveal identities and mobility during the Metal Ages – Marilou Nordez
Axe 1 : Des panoplies personnelles aux costumes, des identités individuelles aux identités collectives / Axis 1: From personal panoplies to dress, from individual to collective identities
10h15 : La parure en coquille marine à l’âge du Bronze en Europe méridionale et occidentale / Bronze Age marine shell ornamentation in southern and western Europe – Caroline Mougne, Tatiana Theodoropoulou, Letizia Barillari, Júlia Carrera i Catalina, Alison Casaly, Ruben Castillo Latorre, Catherine Dupont, Mathilde Minotti, Stefano Viola, Stefan Wirth
10h45 : L’habillement et la parure au Premier Âge du Fer du sud du Portugal (VIIIe – Ve siècles av. n. è.): significations complexes et identités stratifiées / Dress and Adornment in the Early Iron Age of Southern Portugal (8th – 5th centuries BCE): exploring complex meanings and layered identities – Francisco B. Gomes
11h00 : Pause / Coffee breack
11h20 : Identités collectives et individuelles au cœur du monde Atlantique. Approche socio-éonomique et évolutive des costumes funéraires normands durant l’âge du Fer (viie-iiie siècles av. n. è.) / From collective to individual identities at the core of the Atlantic world. A socioeconomical and evolutive approach to Iron Age funerary costumes in Normandy, France (7th-3rd centuries B.C.) – Andrea Charignon
11h50 : Pour une remise en question de la détermination sexuelle des restes humains incinérés à partir des biens funéraires. Le cas des nécropoles protohistoriques du nord-est de la péninsule Ibérique (Xe – VIe s. av. n. è.) / A re-evaluation of the sex determination in cremated human remains through grave goods. The case of Protohistoric necropolis (c. 10th – 6th BCE) from de North-East of the Iberian Peninsula – Ruben Castillo Latorre, Paula Budó i Rosa, Júlia Carrera i Catalina
12h05 : Se parer d’outils ou l’art de révéler une identité ? Étude de cas à partir de parures issues des mondes grec et italique (ixe-viie siècles av. J.-C.) / Adorning yourself with tools or the art of revealing an identity? Case study based on ornaments from the Greek and Italic worlds (9th-7th c. BC) – Tony Fouyer
12h20 : Discussions
12h40 : Déjeuner (buffet dans la bibliothèque pour les communicants) / Lunch (buffet in the library for speakers)
14h 00 : Parure, poignard, parade ! Fabriquer le corps du guerrier en Corse à l’âge du Bronze – l’exemple des stèles et statues-menhirs de Cauria (Sartène, Corse-du-Sud) / Adornment, dagger and display ! Building the warrior image in Corsican Bronze Age – the steles and statue-menhirs of Cauria (Sarte, South of Corsica) as examples – Sarah Bounoua, André D’Anna, Jules Masson-Mourey et Pascal Tramoni
14h30 : Ceintures composées princières hallstattiennes de type morave au VIe siècle avant J.-C. / Hallstatt magnate compound belts of Moravian type in 6th century BC – Zuzana Golec Mírová, Martin Golec
15h00 : S’habiller de verre : les exceptionnels tissages de perles de l’oppidum d’Ensérune (Hérault, France) / Dressing in glass: the extraordinary beadweaving of the Late Iron Age oppidum of Ensérune (Hérault, France) – Joëlle Rolland
15h15 : Le brassard, une particularité alpine ? / The armband, an Alpine particularity? – Nicolas Rouzeau, Sylviane Campolo
15h45 : Pause / Coffee breack
Axe 2 : Parures, pratiques sociales et mécanismes socio-économiques / Axis 2: Adornments, social practices and socio-economic mechanisms
16h05 : Des soleils, des femmes et des chevaux. Le dépôt de phalères de l’âge du Bronze final de Saint-Martin-de-Bossenay dans l’Aube (France) / Suns, women and horses. The Late Bronze Age phalera hoard from Saint-Martin-de-Bossenay (Aube, France) – Rolande Simon-Millot
16h20 : Une interprétation des dépôts de parures de l’Âge du Bronze Final en France / An interpretation of the ornament hoards of the Late Bronze Age in France – José Eduardo M. de Medeiros
16h35 : Épingle décorée et perles spiralées : parure de l’âge du Bronze de la grotte de l’Eremita à Borgosesia (Vercelli, Italie) / Decorated pin and spiraled pearls : the Bronze Age ornaments of the Eremita cave, Borgosesia (Vercelli, Italy) – Marie Besse, Florence Cattin, Eve Derenne, Delia Carloni, Lekë Shala, Kaltrina Igrishta, Claudine Abegg, Martine Piguet
16h50 : Discussions
17h30 : Visite des collections : les parures des âges des Métaux du MAN / Visit of the collections: Metal Ages ornaments of the MAN – par Rolande Simon-Millot et Laurent Olivier
19h00 : Apéro-dinatoire dans le hall de l’auditorium / Buffet aperitive in the auditorium hall
Vendredi 3 mars :
8h30 : Accueil et café / Reception and coffee
09h00 : De la monnaie-parure au métal pesée : 150 ans de recherche d’une monnaie protohistorique / From ornament-money to weighted metal: 150 years of research of a protohistoric money – Thibaud Poigt
09h30 : Premier bilan d’un inventaire des hair ring en Europe / An initial assessment of the inventory of hair rings in Europe – Eugène Warmenbol, Barbara Armbruster, Ghislaine Billand, Guy de Mulder, Brendan O’Connor, Ben Roberts et Marc Talon
10h00 : La parure en bronze de Delphes. Valeur économique, sociale et symbolique d’un objet dans un sanctuaire panhellénique (viiie-ve s. av. J.-C.) / The Bronze Jewellery of Delphi: Economic, Social and Symbolic Value of an object in a Panhellenic Sanctuary (8th- 5th c. BCE) – Héloïse Frébaut
10h15 : Pause / Coffee breack
10h40 : Une argyropée gauloise ? Hypothèses sur les significations symbolique, sociale et économique de l’usage de l’argent dans la parure en Gaule méridionale / A Gallic argyropaea? Hypotheses on the symbolic, social and economic significance of the use of silver in adornment in southern Gaul – Benjamin Girard
11h10 : Parures en or des âges du Fer. Société – archéométrie – technologie / Gold ornaments from the Iron Age. Society – archaeometry – technology – Barbara Armbruster, Marilou Nordez, Sebastian Fürst, Maryse Blet-Lemarquand, Nicole Lockhoff, Pierre-Yves Milcent, Sylvia Nieto-Pelletier, Laurent Olivier, Martin Schönfelder, Roland Schwab, Susanne Sievers
11h40 : Les parures annulaires en alliage cuivreux du site de Lacoste à Mouliets-et-Villemartin (Gironde, France) : identité et influences / Annular ornaments in copper alloys from the Lacoste site in Mouliets-et-Villemartin (Gironde, France): identity and influences – Anaïs Cheuton
11h55 : Discussions
12h30 : Déjeuner (buffet dans la bibliothèque pour les communicants) / Lunch (buffet in the library for speakers)
Axe 3 : Mobilité des parures, des individus et des idées / Axis 3: Mobility of ornaments, individuals and ideas
14h00 : La production de pièces de parure au cours du Néolithique Récent entre mer Egée et Danube : quelles modalités ? / The production of ornaments during the Late Neolithic between the Aegean Sea and the Danube: exchange networks and cultural influence? – Céline Choquenet
14h15 : Utiliser la parure pour étudier les migrations à l’âge du Bronze nordique / Using jewellery to understand migration in the Nordic Bronze Age – Sophie Bergerbrant
14h45 : Parure de tête métallique : diffusion et échange à l’échelle méditerranéenne / Metal headdress: diffusion and exchange on a Mediteranean scale – Betty Ramé
15h15 : La parure métallique de l’âge du Fer en Corse / The Corsican Iron Age metal jewellery – Marine Lechenault
15h30 : Pause
15h50 : D’Est en Ouest et vice versa. Une synthèse synoptique sur la circulation de quelques objets d’ornementation en Méditerranée entre le VIIIe et le VIIe s. av. J.-C. / From East to West and vice versa. A synoptic synthesis about the circulation of some ornament objects in the Mediterranean between the 8th and the 7th century BC – Isabella Bossolino, Enrico Giovanelli
16h10 : Le dépôt de Guînes (Pas-de-Calais) : que d’ambre, que d’ambre ! / Guînes hoard (Pas-de-Calais, France): how much amber! – Colette du Gardin, Aude Tsuvalsidis
16h30 : Archaeometallurgical study of the bronze pins from the necropolis of Can Piteu – Can Roqueta (Sabadell, Barcelona) / Étude archeométallurgique des épingles de la nécropole de Can Piteu – Can Roqueta (Sabadell, Barcelone) – Gerard Fernàndez Molina, Carme Rovira i Hortalà, F. Javier López Cachero
16h45 : Nouveaux développements dans l’étude techno-fonctionnelle des ornements de l’âge du Bronze ancien à Arano (Verone, Italie) / New developments in the techno-functional study of the Early Bronze Age ornaments from Arano (Verona, Italia) – Letizia Barillari, Stefano Viola, Paola Salzani, Umberto Tecchiati, Giorgio Gaj, Stefania Crespi, Patrizia Fumagalli, Giaia Crippa, Nicola Rotiroti
17h00 : Discussions
17h30 : Clôture / Closure of the congress
– samedi 4 mars 2023 à Saint-Germain-en-Laye –

Salle de conférence du Musée d’Archéologie Nationale, château de Saint-Germain-en-Laye (accès aisé par le RER ligne A ; l’auditorium est au fond de la cour du château). L’accès à la salle est libre, mais en raison du plan de sécurité, l’entrée peut nécessiter plus de temps que d’habitude. Merci d’en tenir compte pour votre arrivée.
Cette manifestation sera précédée, les 2 et 3 mars, d’une journée d’étude thématique intitulée Parures réincarnées. Les ornements corporels pour révéler les identités et les mobilités aux âges des Métaux.
L’accès à la journée d’actualité est gratuite mais l’inscription obligatoire afin de gérer l’affluence. Merci donc de vous inscrire à cette adresse : https://framadate.org/tXKgGoC3n5Vv4nSr
Programme (version pdf)
9h15 – Accueil et introduction
9h30 – Clément MOREAU, Arthur TRAMON, Katinka ZIPPER, Sylvain FOUCRAS, David GANDIA, Gauthier TAVERNIER, Amaury COLLET : “Saint-Genis-Laval – Le Vallon des Hôpitaux. Mise au jour d’une importante occupation du Bronze final au sud de Lyon”
9h45 – Arthur TRAMON, Gauthier TAVERNIER, Laurie FLOTTES : Livron-sur-Drôme : des balanophages sur la RN 7 au Bronze final 2a.
10h – Franck DUCREUX : Pierre-de-Bresse « La Bottière, Le Terreau Barignot, L’Aubépin » (71) : pré-sentation générale de l’habitat de l’âge du Bronze
10h15 – Caroline LACHICHE : Pierre-de-Bresse « La Bottière, Le Terreau Barignot, L’Aubépin » (71). Économie pastorale de l’habitat de l’âge du bronze
10h30 Pause
11h – Élise MAIRE : Les occupations en bordure de paléochenaux dans la vallée de la Moselle du Bronze final à La Tène sur le site de Hauconcourt « La Raffinerie » (Moselle).
11h15 – Steeve GENTNER : Le site de hauteur du Brotschberg (Haegen, Bas-Rhin) durant le Bronze final.
11h30 – Dimitri BOUTTEAU, Emmanuelle LEROY-LANGELIN : Des fours à pierres chauffés de l’âge du Bronze sur la base aérienne 103, Épinoy (Pas-de-Calais).
11h45 – Pauline HART : Présentation d’un travail de thèse consacré aux foyers et structures de chauffe domestiques des âges des métaux
12h – Antoine DUMAS, Vanessa ELIZAGOYEN et Jean-François CHOPIN : Du nouveau sur le Bronze an-cien et moyen du sud-ouest de la France : les sites de “Bellocq” à Saint-Geours-de-Maremne et de “Maouhum et Bidalot” à Haut Mauco (Landes).
12h15 à 14h – Pause Déjeuner
14h – Kewin PECHE-QUILICHINI, Patrick FERREIRA, L. VIDAL : Mezana (Sarrola-Carcopino, Corse-du-Sud) : une installation de plaine du BR/BF1 dans l’ouest de la Corse
14h15 – Thibault LACHENAL : Dépôts d’objets métalliques sur le site d’habitat de la Motte (Agde, Hérault). Nouvelles données au tournant des âges du Bronze et du Fer (IXe-VIIIe s. av. n. è.).
14h30 – Sébastien GOEPFERT, Marie PHILIPPE et Hélène BARRAND-EMAM : Une nécropole protohis-torique millénaire en Haute-Alsace : Sierentz Grassweg (fouille 2021)
14h45 – Sébastien GOEPFERT, Luc VERGNAUD, Mathilde BOLOU et Marie PHILIPPE : Une importante nécropole du Bronze ancien sur les rives de la Moselle, à Richemont Devant Pont (fouille 2020)
15h – Yannick PROUIN, Marine LAFORGE, Mafalda ROSCIO, Gaëlle-Anne DENAT et Cécile LE CARLIER DE VESLUD : Le double enclos circulaire d’Osny (Val d’Oise) “ZAC de la Demi-Lieue”. Architecture et fonctionnement d’un monument funéraire au cours de l’âge du Bronze.
15h15 – Clément NICOLAS, Ginette AUXIETTE, Doriane BARRACO, François CHARRAUD, Emmanuel GHESQUIÈRE, Caroline HAMON, Lorraine MANCEAU, Caroline MOUGNE, Hélène SEIGNAC : À la croi-sée des chemins, l’enceinte et la nécropole du Bronze ancien du Lazzaro 3 à Colombelles (Calvados)
15h30- Astrid SUAUD-PRÉAULT : La nécropole et les dépôts de crémation de l’âge du Bronze du site de Pincevent
15h45 – Tabea KOCH : L’absence de brai de bouleau à l’âge du Bronze – biais de recherche ou réalité archéologique ?
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’APRAB
16h30-17h30 : AG pour les membres à jour de cotisation